Bujumbura, du 7 au 9 septembre 2026 – Dans le cadre du renforcement du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), et en appui à la mise en œuvre de la Recommandation 8 du Groupe d’Action Financière (GAFI), la Cellule Nationale de Renseignement Financier (CNRF), en partenariat avec Human Security Collective (HSC), a organisé une série d’activités de sensibilisation et de formation destinées aux organisations à but non lucratif (OBNL) et aux représentants du secteur bancaire opérant au Burundi.
Basé à La Haye, aux Pays-Bas, Human Security Collective est une fondation qui œuvre à l’échelle internationale dans les domaines notamment de la plaidoirie pour la maitrise de l’impact des mesures de Lutte contre le Financement du Terrorisme (LFT) sur les organisations à But Non Lucratif (OBNL). Ce partenariat continu avec la CNRF vise notamment à renforcer les capacités des acteurs concernés dans la mise en œuvre de la recommandation 8 du GAFI, en particulier leur compréhension des risques de financement du terrorisme auxquels ils peuvent être exposés ainsi que des mesures appropriées pour les prévenir et les atténuer.

Les OBNL au cœur de la première phase de la formation
Les 7 et 8 septembre 2026, une formation consacrée à l’introduction à la réglementation LBC/FT applicable au secteur des OBNL a réuni plusieurs représentants d’OBNL œuvrant au Burundi.
Animée par les experts de Human Security Collective, cette session a permis aux participants d’approfondir leur compréhension des normes internationales en matière de LBC/FT, avec une attention particulière portée aux risques liés au financement du terrorisme et à leur pertinence pour le secteur des OBNL.
Les échanges ont notamment porté sur les principales menaces et vulnérabilités auxquelles les OBNL peuvent être confrontées, ainsi que sur les mesures pratiques permettant d’identifier, d’évaluer, d’atténuer et de gérer efficacement ces risques, tout en favorisant une approche ciblée, proportionnée et fondée sur les risques.
Plusieurs organisations locales ont pris part à cette activité, parmi lesquelles THARS, SADC, YAGA, CNEB, CICB, CAFOB, YEZI, YELI, APFB, APG-INKINGI, CEJP, VNGI, AFRABU et DUSHIREHAMWE, ainsi que d’autres organisations de la société civile.
À l’issue de la formation, les participants ont reçu des certificats de participation, marquant leur engagement dans le renforcement de la conformité et de l’intégrité du secteur associatif.

Le secteur bancaire sensibilisé à son tour
La troisième journée, tenue le 9 septembre 2026, a été consacrée aux représentants des banques opérant au Burundi. Cette session a permis d’élargir les échanges aux institutions financières, en mettant l’accent sur les obligations qui leur incombent dans le cadre de la prévention du financement du terrorisme.
Une attention particulière a été accordée à l’approche fondée sur les risques, aux obligations de vigilance ainsi qu’à la gestion appropriée des relations entre les institutions financières et les OBNL, dans le respect des exigences nationales et des standards internationaux en matière de LBC/FT.
Un partenariat qui intervient à un moment stratégique
Cette initiative continue intervient à un moment particulièrement stratégique pour le Burundi, alors que le pays vient de s’engager dans la mise en œuvre des recommandations issues de son Rapport d’Évaluation Mutuelle dans le cadre du processus d’évaluation mené sous l’égide de l’ESAAMLG.
Le renforcement des capacités des OBNL constitue ainsi un levier important pour consolider le dispositif national de LBC/FT, améliorer la compréhension des risques et assurer une mise en œuvre effective de la recommandation 8 du GAFI ce qui contribue à l’accomplissement du Résultat Immédiat 10.



