Une délégation burundaise conduite par le Secrétaire Permanent de la Cellule Nationale de Renseignement Financier (CNRF) a activement pris part aux travaux de la 51ᵉ Réunion du Groupe de Travail des Hauts Fonctionnaires de l’Eastern and Southern Africa Anti Money Laundering Group (ESAAMLG), tenue du 23 au 27 mars 2026 au Arusha International Conference Centre, en Tanzanie.
Une délégation multisectorielle représentative
La délégation burundaise était composée de représentants de l’ensemble des institutions nationales impliquées dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/FP), notamment :
- la Cellule Nationale de Renseignement Financier (CNRF) ;
- la Police Nationale du Burundi ;
- le Parquet Général près la Cour anti-corruption ;
- la Cour anti-corruption ;
- la Cour des Comptes ;
- l’Autorité de Régulation du Marché des Capitaux ;
- la Banque de la République du Burundi ;
- l’Agence de Développement du Burundi ;
- la Loterie Nationale du Burundi ;
- l’Office Burundais des Mines et Carrières ;
- l’Office Burundais des Recettes ;
- les services des Titres Fonciers et du Cadastre National ;
- le Cabinet du Ministère de la Justice ;
- l’Agence d’appui à la réalisation des contrats de Partenariats Publics-Privés.
Cette représentation exhaustive illustre l’approche inclusive, coordonnée et interinstitutionnelle adoptée par le Burundi dans la mise en œuvre du dispositif national LBC/FT/FP.
Un agenda riche axé sur les standards internationaux
Les travaux de cette 51ᵉ réunion ont porté sur plusieurs thématiques majeures, notamment :
- l’évaluation de la mise en œuvre des normes du Groupe d’Action Financière (GAFI) ;
- l’examen et l’adoption des rapports de suivi des États membres ;
- l’analyse des risques émergents en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ;
- les stratégies régionales relatives au recouvrement des avoirs criminels ;
- le renforcement de la supervision des institutions financières et des entreprises et professions non financières désignées.
Renforcement de la coopération régionale : adhésion de la RDC
Un moment clé de la réunion a été l’examen de la demande d’adhésion de la République démocratique du Congo à l’ESAAMLG.
À l’issue des délibérations, l’adhésion de la République Démocratique du Congo a été acceptée le 26 mars 2026, marquant une avancée significative dans le renforcement de la coopération régionale en matière de LBC/FT/FP.
Réunions bilatérales stratégiques
En marge des travaux, la délégation burundaise a tenu des réunions bilatérales importantes avec :
- SecFin Africa ;
- la Banque mondiale.
Ces rencontres ont permis :
- d’explorer des opportunités de continuation d’appui technique et de renforcement des capacités ;
- de discuter des besoins du Burundi dans le cadre du processus d’évaluation mutuelle en cours et de la mise en œuvre des recommandations qui sortiront de ladite évaluation mutuelle dont la visite sur site a eu lieu du 15 février au 06 mars 2026 et dont les recommandations sortiront au mois de septembre 2026;
- de renforcer la coopération en matière de lutte contre les flux financiers illicites ;
- d’envisager des partenariats pour améliorer l’efficacité du dispositif national LBC/FT/FP.
Participation aux travaux techniques et évaluations
Les travaux ont également couvert :
- les réunions des groupes d’évaluation et de conformité ;
- les discussions sur les risques, tendances et méthodes ;
- les échanges entre cellules de renseignement financier ;
- la coordination de l’assistance technique.
Par ailleurs, les progrès des évaluations mutuelles en cours ont été examinés, notamment pour :
- le Burundi ;
- l’Éthiopie ;
- le Madagascar.
La participation active de la délégation burundaise a permis de :
- valoriser les efforts nationaux ;
- renforcer les capacités techniques des institutions représentées ;
- s’aligner sur les meilleures pratiques régionales et internationales.
Un engagement renouvelé du Burundi
À travers cette participation, le Burundi réaffirme sa volonté de :
- renforcer son cadre national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ;
- améliorer sa conformité aux normes internationales ;
- consolider la coopération régionale et internationale ;
- mobiliser les partenaires techniques et financiers pour soutenir ses réformes.
En somme, la participation du Burundi à cette 51ᵉ réunion de l’ESAAMLG témoigne de son engagement constant dans la lutte contre les flux financiers illicites.
Aussi, l’adhésion de la République Démocratique du Congo ainsi que les échanges fructueux avec SecFin Africa et la Banque mondiale ouvrent de nouvelles perspectives pour le renforcement du dispositif national LBC/FT/FP.



