Renforcement des capacités nationales en matière de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du terrorisme (LBC/FT) : Quatre jours de formation avec les experts de la Banque mondiale

Bujumbura, du 8 au 11 Avril 2025. Dans le cadre d’un renforcement institutionnel et réglementaire du dispositif national de Lutte Contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme, la Cellule Nationale du Renseignement Financier a organisé, avec l’appui financier de la Banque mondiale via le projet PRETE-NYUNGANIRA, un ensemble d’activités avec une structure en plusieurs sessions thématiques, visant à renforcer l’ensemble du dispositif LBC/FT du Burundi.

Pendant quatre jours, des acteurs clés de la chaîne de valeur LBC/FT  issus des institutions financières, des autorités de contrôle, les professionnels de la chaine pénale ainsi que des structures opérationnelles de lutte contre la criminalité financière ont pris part à ces ateliers, animés par des experts de la Banque mondiale.

L’ensemble de ces activités était axé sur les objectifs suivants :

  • La présentation des principales conclusions de l’Evaluation Nationale des Risques et recueillir les observations des experts ;
  • La finalisation des plans d’action sectoriels avec la participation des groupes de travail ;
  • Le début des travaux pour l’élaboration de la Stratégie Nationale LBC/FT ;
  • La définition de cadre de fonctionnement du Comité Consultatif LBC/FT ;
  • La formation des acteurs de la chaîne pénale sur les fondamentaux de la LBC/FT et leur rôle coordonné dans la lutte contre ces infractions.
  • La sensibilisation des autorités de supervision financière sur la mise en place d’une supervision LBC/FT basée sur les risques.

Les échanges ont permis de faire émerger des pistes concrètes d’amélioration, tant sur le plan de la supervision que sur celui de la coopération nationale. Les experts ont partagé des cas pratiques internationaux, des outils d’analyse de risques, ainsi que des recommandations adaptées au contexte local.

La CNRF réaffirme, à travers cette activité, son rôle central dans la coordination des efforts nationaux de LBC/FT, et entend poursuivre, avec ses partenaires, les actions de sensibilisation afin de se conformer aux standards internationaux de LBC/FT.

PARTICIPATION DU BURUNDI A LA 49ème REUNION DU GROUPE DE TRAVAIL DES HAUTS FONCTIONNAIRES D’ESAAMLG A KAMPALA EN OUGANDA

Kampala Ouganda, 28 mars- 4 avril 2025. Une délégation burundaise a pris part à la 49ème Réunion du Groupe de Travail des Hauts Fonctionnaires de l’Eastern and Southern Africa Anti Money Laundering Group (ESAAMLG), tenue à Kampala en Ouganda. Elle était composée  d’une équipe de la Cellule Nationale du Renseignement Financier (CNRF), dirigée par son Secrétaire Permanent, de représentants du secteur public ainsi que du secteur privé.

Cette réunion stratégique a réuni les délégations des pays membres de l’ESAAMLG, et des institutions internationales coopératives d’ESAALMG, notamment l’UNODC, le FMI, les Etats Unis d’Amérique, UK – HM Treasury, la BAD, la SADC, EU AML/CFT Global Facility, Eurasian Group (EAG), RUSI, GIZ, COMESA et le GAFI pour échanger sur les progrès, défis et bonnes pratiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

La participation du Burundi à cette importante rencontre a permis de :

  • Suivre les travaux des différents groupes techniques, notamment sur les rapports des pays membres, la conformité technique et l’efficacité des régimes LBC/FT ;
  • Partager l’expérience du Burundi dans la mise en œuvre des recommandations du GAFI ;
  • Identifier les priorités régionales communes et les axes d’amélioration pour les systèmes nationaux de LBC/FT.

A l’issue de cette réunion, des leçons importantes, notamment en lien avec la préparation de la première Evaluation Mutuelle du Burundi prévue à partir du mois de juin 2025 ont été tirées. Il est ressorti que la poursuite de la mise en œuvre des recommandations de la Mission de Haut Niveau constitue une étape essentielle pour réussir cette évaluation.

En marge de cette réunion, un Mémorandum d’Entente (MdE) a été signé entre la CNRF et son homologue du Royaume d’Eswatini. Cet accord marque une étape cruciale dans le renforcement de la coopération régionale en matière de partage de renseignements financiers, contribuant ainsi à l’efficacité des investigations transfrontalières et à la consolidation du réseau régional de LBC/FT.

Dans le combat de LBC/FT, la CNRF reste engagée à intensifier ses efforts pour améliorer la conformité du Burundi aux normes internationales du GAFI, en s’appuyant sur les enseignements tirés lors de cette réunion et les partenariats stratégiques noués au niveau régional.


Participation de deux membres de la Cellule Nationale du Renseignement Financier à la Formation Régionale des Évaluateurs de l’Eastern and Southern Africa Anti Money Laundering Group (ESAAMLG)

Johannesburg, Afrique du Sud, du 3 au 7 mars 2025. Dans le cadre des préparatifs du troisième cycle des évaluations mutuelles de l’ESAAMLG, prévu à partir de juin 2025, une formation régionale des évaluateurs s’est tenue à Johannesburg, Afrique du Sud, du 3 au 7 mars 2025. Cette session, organisée par le Secrétariat de l’ESAAMLG avec l’appui de la GIZ et en collaboration avec le Financial Intelligence Centre (FIC), visait à doter les pays membres de ressources humaines qualifiées pour conduire les futures évaluations de conformité aux normes internationales LBC/FT/FP.

Etaient présents à la dite formation des représentants des pays membres de l’ESAAMLG, des représentants du Secrétariat de l’ESAAMLG et de la GIZ. Le Burundi, à travers la Cellule Nationale du Renseignement Financier (CNRF), a désigné deux représentants.

Durant cinq jours, les participants ont été formés aux dernières évolutions des Recommandations du GAFI et à la méthodologie d’évaluation. La formation a combiné des modules théoriques et pratiques couvrant notamment le processus d’évaluation mutuelle, l’analyse du risque et du contexte, l’évaluation de la conformité technique, l’évaluation de l’efficacité à travers les 11 résultats immédiats, la collecte de données statistiques, la conduite d’entretiens, ainsi que la rédaction et la présentation du rapport d’évaluation mutuelle.

Les deux représentants burundais ont activement participé aux travaux et ont été identifiés parmi les évaluateurs potentiels du prochain cycle. Cette mission constitue une étape clé dans la préparation du pays à sa propre évaluation, et renforce son engagement au sein du réseau régional.

La Cellule Nationale du Renseignement Financier représente le Burundi à l’atelier régional, sur l’évaluation des risques de Blanchiment de Capitaux et de Financement du Terrorisme liés aux Bénéficiaires Effectifs

CapeTown, Afrique du Sud 25-28 Février. Le Burundi, à travers la Cellule Nationale du Renseignement Financier (CNRF),  a désigné 2 représentants qui ont activement participé à l’atelier régional de formation des formateurs sur la boîte à outils, pour évaluer les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT) en lien avec les bénéficiaires effectifs des personnes morales et des arrangements juridiques.

Cet atelier régional était organisé par le Secrétariat du Groupe de lutte contre le blanchiment de capitaux en Afrique de l’Est et du Sud (ESAAMLG) en collaboration avec le Dispositif Mondial de l’Union Européenne contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (EU AML/CFT Global Facility), financé par la Coopération allemande internationale pour le développement (GIZ) et soutenu par le Centre de Renseignement Financier d’Afrique du Sud (FIC), du 25 au 28 Février 2025 à Cape Town en Afrique du Sud.

Elle visait à renforcer les capacités des autorités nationales à mieux identifier, évaluer et atténuer les risques spécifiques liés aux bénéficiaires effectifs, conformément aux recommandations internationales en matière de transparence et de lutte contre le BC/FT, plus spécifiquement les recommandations 24 et 25 du Groupe d’Action Financière (GAFI).

Les participants à la dite atelier étaient des représentants de plusieurs pays membres de l’ESAAMLG, à savoir, l’Angola, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Burundi, le Kenya, l’Eswatini, le Malawi, la Mauritanie, les Iles Seychelles, la Namibie, la Zambie, le Sud Soudan, la République Démocratique du Congo et le Madagascar. Etaient aussi présents à l’atelier des représentants du Secrétariat de l’ESAAMLG, de l’EU AML/CFT Global Facility et de la GIZ.

La participation du Burundi à cet événement régional témoigne de son engagement continu à aligner son dispositif national sur les normes internationales et à promouvoir la transparence dans les structures juridiques pouvant être exploitées à des fins illicites. La boîte à outils présentée durant l’atelier constitue un instrument stratégique pour permettre aux États membres de l’ESAAMLG, de mener des évaluations efficaces des risques, et d’élaborer des réponses ciblées et proportionnées.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de renforcement du système national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, et traduit la volonté du Burundi de contribuer activement à la sécurité financière régionale et internationale.