DES EXPERTS D’ESAAMLG AU BURUNDI : Renforcement des capacités des acteurs de la chaine de valeur dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sur le processus d’Evaluation Mutuelle

Bujumbura 13-17 Janvier 2025. Dans le cadre des préparatifs du Burundi à l’Evaluation Mutuelle prévue en Juin 2025, avec l’appui financier de la Banque Mondiale via le Projet pour l’Emploi et la Transformation Economique (PRETE)-Nyunganira, la Cellule Nationale du Renseignement Financier a organisé une formation ,en dates du 13 au 17 Janvier 2025, dispensée par une équipe d’experts du Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent d’Afrique de l’Est et d’Afrique Australe (ESAAMLG), qui est un organisme régional qui souscrit aux normes mondiales de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/P).

Cette formation s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’Action Financière (GAFI), un organisme intergouvernemental chargé de développer, de promouvoir et de suivre l’application des normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (LBC/FT/P). Ces recommandations servent de référence pour évaluer les performances des pays dans ces domaines, notamment à travers des processus d’« Évaluations Mutuelles ».

En effet, ladite formation avait pour principal objectif de fournir aux participants des connaissances relatives au processus d’évaluation mutuelle, les modalités de sa conduite et les points ciblés par ce dernier.
Les participants à cette formation étaient des représentants de la CNRF, de la Banque Centrale, du Ministère des Finances, des services de sécurité, de justice, des autorités de régulation, les médias et la société civile. La présence de ces participants clé de la chaine de valeur a permis un dialogue constructif et la mise en place d’une stratégie coordonnée pour aborder les défis rencontrés dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme (LBC/FT).

Au cours de cette formation, chaque participant, représentant son secteur d’activité, a pu appréhender l’importance de la complémentarité entre les différents secteurs concernés. Cette approche a permis de mettre en lumière le rôle stratégique de chaque secteur dans le cadre de l’évaluation mutuelle, notamment pour examiner la conformité technique et l’efficacité des dispositifs mis en place en matière de LBC/FT au Burundi.

Cette initiative revêt d’une importance capitale à l’approche de l’évaluation mutuelle du Burundi et constitue une opportunité stratégique pour renforcer les capacités nationales et positionner le Burundi comme un acteur engagé dans la lutte contre les flux financiers illicites à l’échelle nationale et internationale.

La GIZ en mission au Burundi : Vers un renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

Bujumbura, 18-19 décembre 2024― La Cellule Nationale du Renseignement Financier (CNRF) en collaboration avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a organisé un atelier d’évaluation des besoins d’assistance technique le 18 décembre 2024, à King’s Conference Centre, Bujumbura et des visites ciblées aux institutions partenaires le 19 décembre 2024. Ces événements visaient à évaluer les besoins d’assistance technique du Burundi dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).  

L’atelier a réuni des membres de la délégation de la GIZ, une équipe de la CNRF dirigée par son Secrétaire Permanent, Jean Baptiste BUTOYI, ainsi que des représentants des institutions clés engagées dans la LBC/FT. Monsieur Damas BAKURANIMANA, Secrétaire Permanent chargé de la planification et de la coopération économique et financière, a également honoré l’événement de sa présence.  

Des interventions axées sur le renforcement des capacités  

Après les discours d’ouverture, trois présentations majeures ont marqué l’atelier :  

  1. Présentation de la CNRF : Cette intervention a exploré la genèse, les défis, et les perspectives d’avenir de cette institution essentielle dans la lutte contre les flux financiers illicites ;  
  2. Mission et appui technique de la GIZ : La délégation a mis en avant le rôle du projet SECFIN AFRICA, qui prévoit un soutien technique et financier pour les institutions concernées ;
  3. Évaluation des besoins de la CNRF : Cette présentation a mis en lumière les lacunes identifiées lors de l’évaluation nationale des risques (ENR) de BC/FT au Burundi, notamment :  
  4. Un cadre légal et réglementaire insuffisant ;
  5. L’absence de systèmes d’identification fiables ;
  6. Une CNRF non pleinement opérationnelle ;
  7.  Une méconnaissance de la LBC/FT parmi les institutions concernées ;
  8.  L’absence de stratégie nationale ;
  9. Une digitalisation insuffisante dans le secteur des assurances ;
  10. Une inefficacité dans la détection et le signalement des opérations suspectes.  

 Une visite stratégique des agences nationales  

Le 19 décembre 2024, la mission GIZ a effectué une visite des agences nationales impliquées dans la LBC/FT. Cette démarche visait à identifier les opportunités et défis propres à chaque institution afin de formuler des approches ciblées et adaptées.  

 Un partenariat prometteur pour un Burundi aligné sur les normes internationales  

Cette mission et les échanges qui en ont découlé marquent une étape stratégique dans le renforcement des capacités nationales pour prévenir et combattre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi que les flux financiers illicites. Ils témoignent également de la détermination du Burundi à s’aligner sur les normes internationales établies par le Groupe d’Action Financière (GAFI), tout en affirmant son rôle au sein des efforts régionaux et internationaux de gouvernance financière transparente et efficace.